Dans le contexte des « intelligences artificielles génératives », que certains transhumanistes décrivent aujourd’hui comme des « esprits numériques », il convient, à l’inverse, de se demander comment les technologies numériques affectent nos capacités psychiques (mémoire, attention, réflexion) et nos relations collectives, en particulier quand les entreprises numériques dominantes fondent leur modèle d’affaire sur « l’économie de l’attention » ou quand les grands modèles de langages semblent s'exprimer à notre place.
Quels sont les risques de cette captation des attentions et de cette automatisation du langage pour nos capacités
mentales et pour nos relations sociales ? Quels sont les leviers pour faire face à ces nouveaux enjeux à la fois technologiques et anthropologiques ? Comment concevoir et promouvoir des dispositifs numériques alternatifs au service de nouvelles formes attentionnelles et de nouvelles organisations sociales ?
Bref, comment mettre les automates computationnels au service de l’intelligence collective ?