Dans un contexte marqué par un malaise démocratique - hausse de l’abstention, recul de l’engagement militant et progression des discours populistes -, le numérique a longtemps suscité l’espoir d’un renouveau de la participation citoyenne. Internet et les réseaux sociaux étaient perçus comme des leviers capables d’enrichir le débat public et de favoriser une implication accrue des citoyens dans la vie démocratique.
Aujourd’hui, cette promesse est de plus en plus questionnée. Diverses études à la croisée de plusieurs disciplines mettent en évidence les effets ambivalents, voire délétères, du numérique sur la démocratie. Au-delà des usages et des comportements individuels, le fonctionnement même des plateformes peut favoriser la diffusion de désinformation et les mécanismes de manipulation de l’opinion.