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MUSIQUE

Une histoire de la chanson française

Marc DUMONT
Producteur à Radio France,
ancien Président de la Société des producteurs
de France Musique




3 conférences

 
La France de Jean Ferrat (1930-2010)

Avec lui, « c’est beau la vie ! » Chanteur engagé, humaniste, Ferrat a marqué son époque avec un nombre impressionnant de chansons qui connurent d’incroyables succès.
Bucolique, « A l’ombre bleu du figuier », il chantait « La montagne » et les poésies d’Aragon ou d’Apollinaire.
Féministe, il clamait que « La femme est l’avenir de l’homme ».
Grave, il convoquait « Nuit et brouillard » contre l’oubli.
Engagé, il prenait fait et cause pour les marins révoltés du « Potemkine » comme pour les oubliés de la Commune.
S’il entonnait « Cuba, si ! », il n’hésitait pas à faire « Le bilan » du stalinisme. Il brocardait « Le sabre et le goupillon » ou le « Paris an 2000 » bientôt fait de béton et de solitude. Il aimait à dire qu’il ne  «chante pas pour passer le temps».

Ferrat, c’est un peu un kaléidoscope de « Ma France ».
E. Piaf, B. Sylva, M. Damia, Frehel, M. Oswald
E. Piaf, B. Sylva, M. Damia, Frehel, M. Oswald
Qu’est-ce qu’une chanson réaliste ?

« Les filles qui la nuit s’offrent au coin des rues connaissent de belles histoires... » Cette chanson, que la voix de Frehel rendait bouleversante est une porte ouverte sur ce genre oublié : la chanson réaliste.
C’est un univers à la Zola qui se dévoile, un monde de petites gens, de drames et d’espoirs avortés. « Les roses blanches » n’y sont pas un rayon de joie. La vie évoquée, avant tout celle des femmes, ne dessine pas un horizon lumineux.
A la suite d’un Aristide Bruant qui se fit le conteur du quotidien de la zone et chanta «Nini peau d’chien», ce furent Berthe Sylva, Fréhel, Damia, Marianne Oswald... des interprètes féminines pour dire une certaine condition féminine, soumise à l’homme, aux circonstances, au destin.
Puis Edith Piaf prit le témoin. Avec elle, un genre disparut. Est-ce à dire que les chansons ne sont plus jamais « réalistes » ?
Juliette Gréco, muse et « jolie môme » (1927 – 2020)

Gréco reste la muse de la chanson française. Ses chansons continuent de nous hanter. Sa voix, sa diction, sa silhouette, ses gestes, son sourire aussi... Et puis sa liberté, de Miles Davis à Michel Piccoli, des caves de Saint-Germain des Près à la fête de l’Humanité.
Sensuelle dans un « Déshabillez-moi » aussi mythique que sulfureux et... censuré ; espiègle avec « Un petit poisson » ; nostalgique avec « Les feuilles mortes » ; langoureuse dans « La javanaise » ; sartrienne « Dans la rue des blancs-manteaux » ; sans illusion avec « Si tu t’imagines » ; à découvrir dans             « Chambre 33 » ; éternellement « Sous le ciel de Paris ».
Avec Juliette Gréco « Je suis bien » même s’« Il n’y a plus d’après...»
Lieu : 4 place du Parc aux Charrettes, Pontoise

Dates : Les mardis 30 novembre, 7 et 14 décembre de 14h30 à 16h30

Tarifs :
  • Adhésion 2020/2021 : 10 euros
  • Abonnement pour le cycle de 3 conférences : 26 euros
  • A la séance : 10 euros ou 9 euros avec la carte de 10 séances
  • La salle ne contenant que 90 personnes*, les adhérents ayant souscrit l’abonnement annuel ou s’étant préinscrits sont prioritaires. Nous ne pourrons accepter les personnes à la séance qu'en fonction des places disponibles.
     
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