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SCIENCES ET SOCIETE

 
LA PHILOSOPHIE MORALE ET LE CITOYEN
DU XXIème SIECLE
 

Sylvain RAYNAL
Physicien
Maître de Conférence
à l’ENSEA Cergy
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2 conférences
1. Transhumanisme : l'immortalité à n'importe quel prix ?
 
Prothèses connectées, puces électroniques in vivo, implants cérébraux, manipulations du génome : autant d'avancées scientifiques que le « projet transhumaniste » souhaite mettre à profit pour améliorer les performances humaines.
Mais entre promesses d'immortalité et tentations eugénistes, ce projet nous invite aussi à nous emparer, en tant que citoyens, de nombreuses questions éthiques et politiques, au premier rang desquelles, celles des limites.
Dans une Cité dont l'organisation promeut précisément le sans limite, devons-nous encore les repousser, simplement parce que nous le pouvons ? Quel prix social, écologique ou psychologique pourrions-nous avoir à payer à cette quête d'immortalité ?

De Lacan à Heidegger et Habermas, d'Hannah Arendt à Roland Gori, la philosophie morale se révèle une ressource extraordinairement féconde pour éclairer ces questionnements.

Diogène par John William Waterhouse, 1882
Diogène par John William Waterhouse, 1882
2. Du silex au cortex artificiel : l'Homme, toujours animal ?
Parce qu'il vise à mettre à profit des découvertes scientifiques pour améliorer les performances humaines, le transhumanisme pourrait simplement s'inscrire dans la lignée d'une histoire humaine qui a fait de l'outil, de la prothèse, l'ingrédient majeur de l'émancipation face aux forces de la Nature. Ce serait passer sous silence l'ambivalence de l'homme face à l'outil, tout à la fois ferment de sa liberté et instrument de sa servitude.
Refuser l'aliénation de l'homme à sa prothèse, est-ce alors promouvoir un nouvel obscurantisme, ou au contraire, est-ce être, à l'instar de Diogène de Sinope, initiateur du mouvement philosophique des Cyniques, le seul homme véritablement libre parce que détaché de toute matérialité ?
En filigrane, cette dialectique nous interroge évidemment sur le rapport de l'Homme à la Nature et, de fait, à son Animalité.
Nous nous emparerons de ces interrogations à la lumière des textes d'Albert Camus, de Bernard Stiegler ou de Francis Fukuyama, mais aussi de philosophes antiques.

 
Lieu : 4 place du Parc aux Charrettes, Pontoise

Dates : Les jeudis 1er - 8 Octobre 2020 de 14h30-16h

Tarifs :
  • Adhésion 2020/2021 : 10 euros
  • Abonnement pour le cycle de 2 conférences :  16 euros
  • A la séance : 10 euros ou 9 euros avec la carte de 10 séances
  • La salle ne contenant que 90 personnes, les abonnés sont prioritaires. Nous ne pourrons accepter les personnes à la séance qu'en fonction des places disponibles.