Bienvenue sur le site de l'U.I.A.

HISTOIRE DE L'ART

Expositions parisiennes

Audrey LIENARD

Guide conférencière nationale
Diplômée d'Histoire de l'Art
à l'université
Panthéon-Sorbonne




Conférence unique
La collection Morozov : Icônes de l'art moderne
 
C’est l’exposition de tous les superlatifs qui, à l’instar de l’exposition Chtchoukine à cette même Fondation Louis-Vuitton il y a quatre ans, apporte un éclairage nouveau sur l’histoire des rapports franco-russes à la fin du XIX° siècle, témoignant des influences croisées que subirent les artistes, Matisse découvrant à Moscou les icônes, et les peintres moscovites de leur côté les leçons de Cézanne et de Picasso.
Il s’agit là d’une collection exceptionnelle de tableaux, sculptures et objets d’art ras­semblés avec passion vingt ans durant, au départ avec son frère Mikhail, mort prématurément en 1903. Soit près de quatre cent cinquante œuvres d’art russe et plus de deux cents d’art occidental - dont un tiers environ a fait le voyage pour cette exposi­tion événement de la rentrée.
 
Dans les élytres du gigantesque bâtiment de Frank Gehry, on dé­couvre les icônes, sortant, pour beaucoup, pour la première fois de Russie, en provenance, principalement, du musée Pouchkine, de la Ga­lerie Tretiakov à Moscou, ainsi que du musée de l’Ermitage, à Saint-Pétersbourg. On y voit des im­pressionnistes, postimpressionnistes et modernes: des Monet, Renoir, Van Gogh, dont l’impres­sionnante Ronde des prisonniers (1890), vision prémonitoire d’un univers car­céral bleu et glacial; des Gauguin chatoyants de la période polynésienne, trois Picasso… le tout acquis chez les plus grands marchands parisiens, aux­quels Morozov rendait visite deux fois par an, après avoir étudié l’artiste et ciblé ses pièces les plus emblématiques.
Parmi les multiples fauves (Marquet, Vlaminck ou Derain) et nabis qu’il affectionne, un ensemble commandé à Maurice Denis en 1908, L’Histoire de Psyché reconstitué en une scénographie spectacu­laire dans l’exposition parisienne.
 
On y découvre par la même occasion la destinée hors du commun de la dynas­tie Morozov - entre l’arrière-grand- père serf, qui a réussi à acheter sa liber­té grâce à une petite fabrique de ruban, et Ivan Morozov, dernier capitaine d’industrie multimilliardaire, il s’est écoulé moins d’un siècle -  comme de la collection, destinée à créer un musée d’art occidental pour le peuple russe, et « vaporisée » par Staline avant d’être ressortie au compte-gouttes des réserves des musées de Moscou et de Saint-Pétersbourg, à partir des années 1960. Quant aux noms des collectionneurs, Chtchoukine et Morozov, c’est quasiment à la faveur des deux expositions pari­siennes, conçues comme un en­semble logique, que les Russes les dé­couvrent… en même temps que les Français.




Du 22 septembre au 22 février, Fondation Louis-Vuitton
Lieu : 4 place du Parc aux Charrettes, Pontoise

Dates : Le 26 novembre 2021 de 9h30 à 11h30 - Inscription recommandée par courrier ou par mail en joignant le formulaire spécifique (lien ci-dessous)

Tarifs : Adhésion 2020/2021 : 10 euros
Inscription à la conférence : 9 euros
Formulaire d'inscription spécifique :
http://www.uiapontoise.com/documents/2021-2022-fiche-inscription-expo-morozov.pdf

 
A la séance : 10 euros ou 9 euros avec la carte de 10 séances
La salle ne contenant que 90 personnes*, les adhérents ayant souscrit l’abonnement annuel ou s’étant préinscrits sont prioritaires. Nous ne pourrons accepter les personnes à la séance qu'en fonction des places disponibles.
 
*Cette jauge peut être abaissée pour des raisons sanitaires ou de sécurité